Les nouvelles de la Bonne Source

Pour commander ou réagir : albsdijon@gmail.com ou 06 34 04 72 52 ou 09 83 36 48 04
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h.

01/11/2019 :

Rencontres buissonnières à Citeaux Celles-ci organisent une journée à l’abbaye de Cîteaux le samedi 16 novembre prochain, ayant pour thème : L’amour sourcier. A travers les oeuvres de deux amis : Claude Nougaro (chanteur et musicien, 1929-2004) et Henri Guérin (peintre et maître-verrier, 1929-2009).  Détails en cliquant ci-dessus. S’inscrire dès que possible.

25/10/2019 :

Quelques titres récemment parus, que nous signalons à votre attention à divers titres et que vous trouverez dans notre librairie, parmi d’autres nouveautés : – La part du fils, de Jean-Luc Coatalem, chez Stock : 19 € ; – La panthère des neiges, de Sylvain Tesson, chez Gallimard, 18 € ; – Pierre, de Christian Bobin, chez Gallimard, 16 € ; – La petite sonneuse de cloches, de Jérôme Attal, chez Robert Laffont, 19 €. ; – Jusqu’à Raqqa. d’André Hébert (pseudonyme). Ed. Les belles lettres. 21 €. – Bioéthique de Mgr d’Ornellas, Cerf, 9 €.

Le numéro d’Octobre de La Nef est consacré à Newman, canonisé ce mois-ci. L’Europe des saints n’a décidément pas de frontières. Dans ce même numéro, Mgr Mathieu Rougé, ancien “aumônier” des parlementaires de 2004 à 2012 et actuel évêque de Nanterre réagit aux questions que lui pose Christophe Geffroy, fondateur et directeur de la revue. Un entretien de 4 pages. Vous retrouverez également de pertinentes recensions d’ouvrages en vente dans notre librairie, parmi lesquels : – Les incandescentes, Simone Weil, Maria Zambrano, Cristina Campo, d’Elisabeth Bart. – Fils de lumière en temps d’épreuves, de Dom Samuel, actuel abbé de Novy Dvur en République tchèque. – John Bradburn, une vie. Saint François d’Assise. Deux livres de Didier Rance, diacre et franciscain séculier, ancien directeur de l’Aide à l’Eglise en détresse. – Hors-service, du Père Pierre Amar. Et pour les jeunes : Maximilien Kolbe, un saint à Auschwitz, BD parue cette année chez Artège.

Plaidoyer pour une propriété anti-capitaliste, de G.K. Chesterton. L’actualité de ce livre se lit en filigrane du long entretien accordé par l’économiste Piketty au mensuel Alternatives économiques de ce mois, en vente dans notre librairie – une fois n’est pas coutume – et dans les kiosques. On peut ne pas être d’accord avec tout ce que préconise Piketty, mais sa proposition de taxer fortement les très grosses fortunes, supérieures à 2 milliard d’euros, en vue d’une dotation universelle en capital attribuée aux jeunes de 25 ans rappelle en partie le “distributisme” de Chesterton et ses amis dans les années 1920 et suivantes.

03/10/2019 :

Marchons enfants Dimanche 6 octobre 2019
Car en partance de Dijon. Billetterie ici et info à l’adresse afcdijon@gmail.com

Le numéro d’Octobre de La Nef est consacré au Bienheureux John Henry Newman, qui sera proclamé saint le 13 octobre prochain.  Nous vous proposons à cette occasion la sélection de livres suivante :

EAN Titre Auteur Editeur PVP
9782220062266 Petite vie de John Henry Newman Beaumont K DDB 10,00
9782249626463 Sacramentalité de l’histoire et salut de tous selon JH Newman Dias John A LETHIELLEUX 30,00
9782940090853 Pour Connaître Newman Stephen Dessain C AD SOLEM 22,00
9782940402342 La pensée de John Henry Newman Honoré Jean AD SOLEM 11,00
9782940090099 L’antichrist Newman JH AD SOLEM 11,00
9782940402571 Apologia Pro Vita Sua Newman JH AD SOLEM 36,00
9782940090822 Chemin de Croix Newman JH AD SOLEM 6,99
9782372980104 Le chrétien et le monde Newman JH AD SOLEM 31,00
9782372980678 Conférences sur la doctrine de la justification Newman JH AD SOLEM 29,00
9782249621178 Ecrits oratoriens Newman JH LETHIELLEUX 28,40
9782970055921 Esquisses Patristiques Newman JH AD SOLEM 36,00
9782940402519 Grammaire de l’assentiment Newman JH AD SOLEM 36,00
9782970055983 L’Idée d’Université Newman JH AD SOLEM 36,00
9782940402229 Livret de prières Newman JH AD SOLEM 11,00
9782940402168 Méditations sur la doctrine chrétienne Newman JH AD SOLEM 20,99
9782249626302 Newman prédicateur, 9 sermons catholiques inédits Newman JH LETHIELLEUX 25,00
9782940402656 Saint Philippe Neri Newman JH AD SOLEM 36,00
9782970055914 Sermons universitaires Newman JH AD SOLEM 36,00
9782940402748 Le Songe de Gerontius Newman JH AD SOLEM 23,00

25/09/2019 :

Sacrifices of war. Ce film, connu également sous le titre “Flowers of War”, est diffusé depuis peu en DVD par Saje. Il a été tourné en 2010 par le réalisateur chinois Zhang Yimou. C’est un film dur, dont l’action se déroule lors de la prise de Nankin par les troupes japonaises. A notre étonnement pour un film venant de Chine populaire, il met en valeur des chants de la liturgie catholique et l’idéal chrétien. Il illustre la parole de l’Evangile selon laquelle les prostituées nous précéderont dans le Royaume des Cieux. Le seul acteur américain et quasiment seul blanc du film joue le personnage d’un aventurier contraint par les circonstances de se faire passer pour un prêtre catholique et qui finit par avoir une conduite héroïque. Une comparaison serait à tenter avec le roman de Graham Greene : La Puissance et la Gloire. Quant aux troupes japonaises de l’époque, elles ne sont certes pas dépeintes à leur avantage, pas plus que dans “L’auberge du sixième bonheur”, un film culte nettement plus ancien dont l’action se passe dans un contexte similaire. Ceci n’efface pas notre sympathie pour les valeurs japonaises et universelles mises en scène par cet autre cinéaste asiatique, décédé en 1998, Kurosawa (Les 7 samouraïs,…).  No matter what wars or disasters happen in history, what surrounds these times is life, love, salvation and humanity. I hope those things are felt in this story. The human side of the story was more important to me than the background of the Nanjing massacre. Human nature, love and sacrifice – these are the things that are truly eternal. For me, the event is the historical background of the film. But the enduring question of the story is how the human spirit is expressed in wartime. Zhang Yimou on the film’s message.

Plaidoyer pour une société anti-capitaliste, de G.K. Chesterton est de nouveau disponible aux éditions de l’Homme Nouveau (en vente dans notre librairie). Plutôt que de condamner la propriété privée en réaction aux excès bien réels du capitalisme, comme le font les communistes, Chesterton préconise une meilleure répartition de celle-ci. C’est ce qu’on appelle le distributisme. Le pouvoir exorbitants des grandes fortunes rapidement construites et la rébellion persistante des Gilets jaunes dans notre pays soulignent plus que jamais la pertinence de cette théorie qui a séduit jusque dans les rangs des communistes anglais. Pour s’en convaincre, il n’est que de lire le récit passionnant de Douglas Hyde “J’ai été communiste”, qu’un de nos clients nous a fait découvrir dans nos réserves en nous le commandant, et que Le Monde diplomatique présentait en ces termes en mai 1962 lors de sa parution en français : Ce livre, qui est une autobiographie, est en même temps l’histoire d’une double conversion. Fils de petits-bourgeois anglais pratiquant le culte méthodiste, Douglas Hyde désire dans sa jeunesse devenir missionnaire en Inde. Passionné de justice sociale, il découvre peu à peu que la religion de sa famille est trop conservatrice, trop « confortable », et il abandonne un christianisme qui se range du côté des nantis, qui refuse de mettre en cause le régime économique et social de la Grande-Bretagne. Il glisse insensiblement vers le communisme et se laisse prendre dans l’engrenage marxiste. Il perd sa loi en Dieu et il embrasse le communisme comme une nouvelle religion. Pendant vingt ans, de 1928 à 1948, il milite dans le petit parti communiste anglais, il y monte en grade et finit par devenir le chef du service de politique intérieur du Daily Worker. Journaliste de talent, Douglas Hyde décrit l’atmosphère qui règne à l’intérieur de l’organe officiel du parti, montre de nombreux portraits des chefs qui tiennent toutes les ficelles de la propagande et des humbles militants dévoués à la cause. Il obéit loyalement à toutes les consignes, organise toutes les campagnes, qui varient selon les ordres reçus de Moscou, jusqu’au jour où le doute commence à faire son chemin dans son âme, et à ébranler son zèle de missionnaire. Douglas Hyde nous fait alors assister par le menu — et c’est l’essentiel du livre — à son évolution spirituelle, à sa renonciation progressive aux dogmes communistes. Sous l’influence de G. Chesterton et d’Hilaire Belloc, de la Weekly Review et du Catholic Herald, il se sent de plus en plus attiré par la religion catholique. Après être resté quelque temps « à cheval entre deux mondes », il se décide enfin à quitter le Daily Worker, et à rompre avec le parti. Comme l’écrit dans sa préface le Père Calvez, le récit de Douglas Hyde « se recommande par son accent humain et par sa sérénité ». Devenu l’adversaire du communisme, Douglas Hyde a bien précisé lui-même qu’il n’avait pas voulu « jeter de la boue sur de vieux amis », qui se considèrent aujourd’hui comme ses adversaires. Il reconnaît qu’il y a « des éléments humains très valables dans les rangs du parti, que les athées communistes, leur énergie et leur dévouement, font souvent honte à ceux qui possèdent une foi ». Mais il se félicite de ne pas avoir débouché dans le vide, comme tant d’autres communistes désillusionnés. A. P. 

Dirigeants Chrétiens n°97 – Les défis du dialogue en entreprise. Bien travailler ensemble dans l’entreprise implique d’établir un dialogue entre les parties prenantes. Car c’est dans le dialogue que chacun pourra être reconnu comme personne, reconnu dans ce qu’il fait et contribuer pleinement au projet commun. Établir un dialogue authentique dans l’entreprise ne va pas sans défis. Grâce aux intervenants de ce dossier, se dessine ce que peut être un dialogue authentique et fécond ainsi que le rôle singulier du dirigeant. Et si dialoguer commençait avant tout par l’écoute ? Un numéro à découvrir dans notre librairie.

05/09/2019 :

Le numéro de septembre de La Nef consacre un dossier sur le projet de loi “bioéthique”. Nombreux interview de spécialistes qui attirent notre attention sur les gravissimes conséquences et la dévastation sociale qui en découlent, annociatrices des pires dérives totalitaires. A retrouver également un entretien exclusif avec le Cardinal chinois Joseph Zen sur la situation de l’Eglise en Chine et En vente dans notre librairie.

25/08/2019 :

Nous ouvrons notre propre boutique en ligne.

Ce nouveau service, très modeste au démarrage, est destiné aussi bien aux clients locaux, qui peuvent réserver les articles qui les intéressent et les retirer en boutique, qu’aux clients distants, qui trouveraient intérêts aux ouvrages ou articles que nous leur recommandons et souhaiteraient, en choisissant de commander chez nous, contribuer au développement de notre initiative. Le prix du livre est le même partout, comme l’affirme avec justesse le syndicat professionnel de la librairie, mais ajoutons qu’un achat n’a pas partout la même utilité sociale. On pourrait relire à ce sujet avec profit la Déclaration sur les questions économiques et financières publiée en janvier 2018 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, document disponible dans notre librairie.

Hébergé par nos soins, bénéficiant de techniques de cryptage éprouvées, ce site vous offre toute garantie de préservation, le temps de la transaction et jusqu’à leur destruction, des données confidentielles de votre carte bancaire.  L’absence de confirmation par code de chaque transaction est un choix économique délibéré de notre part en période de démarrage. Ce choix n’est pas au détriment de nos clients. Merci de votre confiance !

Ce service nous permet notamment de vendre en ligne, sans payer de commission à des tiers, des livres ou articles neufs et de les présenter assortis de liens logiques et de classements thématiques qui nous permettront de mieux vous conseiller.

De Maria nunquam satis. 

Certains propos tenus dans notre libraire au cours de l’été ont mise en doute la virginité perpétuelle de Très Sainte Vierge Marie au motif qu’un passage de l’Evangile parle des “frères de Jésus”.  C’est pourquoi nous avons lu avec intérêt  une réfutation dont nous donnons ci-après, non-obstant la source, les passages qui paraissent les plus intéressants:

“Une vieille attaque contre la virginité perpétuelle de la très Sainte Vierge a été balayée par la découverte archéologique d’une tombe juive en Egypte à Tell el-Yahoudieh, rattaché à l’ancienne Léontopolis. Elle présentait une inscription en grec qui a été publiée en 1922.

Depuis des siècles, les adversaires de la virginité perpétuelle de Marie abusent du texte de saint Luc, chapitre 2, verset 7 : « Elle (Marie) mit au monde son fils premier-né ». Ils reprennent à leur compte le mot de Lucien de Samosate (c. 120 – c. 180), qui ne parlait d’ailleurs pas du Christ : « S’il est premier, il n’est pas seul ; s’il est seul, il n’est pas premier ».

Helvidius (c. 340 – c. 390), théologien romain, considéré comme hérétique par saint Augustin, affirmait que la Vierge Marie a eu des enfants après son enfantement virginal, enfants qu’elle aurait eu de saint Joseph, en s’appuyant sur le texte de saint Luc et le terme de premier-né. Saint Jérôme le réfuta brillamment, montrant que, selon l’usage biblique, le premier-né « n’est pas seulement celui qui a des successeurs, mais aussi bien celui qui n’a pas de prédécesseur ». En ce sens, premier-né n’est pas exclusif d’unique.

Saint Jérôme n’eut aucune peine à trouver de multiples exemples de son affirmation. L’usage biblique ne laisse place à aucune hésitation : premier-né est en usage dans la loi mosaïque pour désigner cet enfant qui possède tous les privilèges inhérents à la qualité de premier-né, et qui impose à ses parents tous les devoirs fixés par la Loi, dès lors qu’il est né premier, l’aîné, indépendamment de toute naissance ultérieure.

Les pères postérieurs reprennent cette explication de saint Jérôme. Ainsi saint Basile explique que quand l’évangéliste appelle Jésus le fils premier-né de Marie, « ce terme n’implique nullement une relation à d’autres qui seraient nés après lui ; mais celui-là est appelé premier-né qui, le premier, ouvre le sein maternel ». Saint Jean Damascène dit de même : « Premier-né est celui qui est né le premier, qu’il soit fils unique ou qu’il soit l’aîné d’autres frères ». Tous les théologiens et commentateurs catholiques resteront fidèles à cette interprétation.

Cependant, même si un certain nombre de protestants ne se sont pas écartés de la tradition (…) sur ce point, un nombre plus grand d’exégètes protestants ou rationalistes n’ont cessé de reprendre l’argument d’Helvidius. Tels Frédéric Godet (1812-1900) : « Le terme de premier-né suppose naturellement que Marie a eu d’autres enfants après celui-ci ». Ou encore Hermann Usener (1834-1905) : « Jésus fut le premier fruit du mariage légitime de Joseph et de Marie ; cela est dit en paroles très claires Lc 2, 7 : “Et elle enfanta son fils premier-né” ; l’Evangéliste dit premier-né et non unique… Jésus est donc reconnu pour être l’aîné des fils et des filles de Joseph, que l’Evangile lui-même mentionne ailleurs ». (…)

Ceci posé, revenons à l’épitaphe funéraire. Elle est datée de l’an 5 avant Jésus-Christ et s’apitoie sur le sort d’une défunte. « Voici la tombe d’Arsinoé, ô passant. Pleure, en considérant combien elle fut malheureuse, infortunée, accablée par le destin ». L’inscription passe à l’interpellation par la morte elle-même : « Encore petite, je demeurai orpheline de ma mère. (…) Mon père Phabeiti me donna un mari. Mais dans les douleurs de l’enfantement de mon enfant premier-né, le sort me conduisit au terme de la vie ».

Ainsi, cet enfant premier-né, dont la naissance coûta la vie à sa mère, fut le premier et le seul, ce qui répond au (faux) dilemme de Lucien. Le terme est ici utilisé au sens biblique, il n’est pas besoin de discuter longtemps pour le comprendre. Ainsi, il est entièrement prouvé que saint Luc a pu appeler Jésus-Christ le fils premier-né de Marie, plutôt que son fils unique, tout en sachant pertinemment que, non seulement le fait, mais encore la possibilité d’enfants ultérieurs de Marie était exclue.

Il a pu le faire, soit en employant le terme de premier-né au sens qui était en usage chez les Juifs de son époque, soit en utilisant une source qui contenait le mot hébreu ou araméen correspondant, et en le traduisant avec les Septante – version grecque de l’Ancien Testament du IIIe siècle avant notre ère – par premier-né.

De toute façon, l’emploi de ce terme, en Lc 2, 7, est aussi peu en opposition avec la croyance à la virginité perpétuelle de Marie, qu’il ne l’est, dans l’épitaphe de Tell el-Yahoudieh, avec la certitude absolue qu’Arsinoé n’aurait point d’autres enfants… (…)

Source : J.-B. Frey/Biblica – FSSPX. Actualités”

A propos du RIC. 

Il faut oublier notre histoire militaire et les Régiments d’Infanterie Coloniale. Bienvenue au Référendum d’Initiative Citoyenne. Pour ou contre la privatisation de la société des Aéroports de Paris (et d’ailleurs) ? Les choix de gestion de l’Etat dans le domaine économique concurrentiel n’ont pas été dans le passé d’une réussite telle qu’ils dussent faire de nous des inconditionnels de l’intervention publique dans les grandes entreprises. Confier la gestion de nos principales infrastructures aéroportuaires à des intérêts potentiellement étrangers soulève cependant une question de souveraineté, en dépit de toutes les assurances que l’on veut bien nous donner sur la maîtrise conservée des contrôles douaniers, et quoique des enquêtes sur la sécurité de nos aéroports aient montré les failles de la situation actuelle ou au moins récente. En outre, comme le faisait très justement remarquer le chroniqueur d’un grand journal du soir, cela dépend aussi de ce que l’on fera du produit de la vente. L’incapacité de l’Etat à ne pas augmenter sa dette indique assez clairement que l’argent récolté sera immédiatement absorbé par le gouffre du déficit, que les lois en projet, notamment “sociétales”, contribueront, si elles sont adoptées, à creuser davantage. C’est pourquoi l’on peut comprendre les centaines de milliers de nos concitoyens qui demandent que la question de la privatisation des aéroports soit soumise au suffrage des urnes et le font savoir en soutenant la proposition de loi déposée en ce sens par des députés d’opposition de tous bords. Si c’est votre avis, à vos claviers, on a besoin de gros bataillons : 4 717 396 signatures nécessaires à réunir avant le 12/03/2020.

05/07/2019 : Au cours des dernières semaines, nous avons sur notre site, dans notre vitrine, sur les réseaux sociaux et en écrivant au Président de la République (elysee.fr), exprimé notre soutien à Monsieur Vincent Lambert et à ses parents. En voici quelques raisons.

Réponses à 10 affirmations courantes favorables à l’euthanasie de Vincent Lambert

1. « Sa mère n’a qu’à prendre son fils chez elle et s’en occuper elle-même ! »

2. « Personne ne voudrait vivre comme ça, ce n’est pas une vie ! »

3. « Il a dit qu’il ne voulait pas qu’on le maintienne dans un tel état, respectez sa volonté ! »

4. « Il n’a plus conscience de lui-même, c’est un légume ! »

5. « Non à l’acharnement thérapeutique ! »

6. « Je suis contre l’euthanasie, mais là… »

7. « Sa mère est une catholique traditionaliste qui fait subir à son fils ses croyances, c’est ignoble ! »

8. « Quels coûts pour la sécurité sociale ! »

9. « L’ONU n’a rien à voir dans cette affaire. Les exigences de ses comités n’ont aucune valeur en France »

10. « Toutes ces années de procédures, c’est de l’acharnement judiciaire en plus de l’acharnement médical ! »

La détermination des parents de Vincent Lambert à l’égard de la vie de leur fils, malgré son très lourd handicap, suscite de l’admiration mais également beaucoup d’incompréhensions et de mépris.

À l’heure où Vincent est matériellement en train de mourir de faim et de soif, ces questions et objections, qui sont d’ordre général ou particulières au cas de Vincent Lambert, méritent des réponses.

  1. « Sa mère n’a qu’à prendre son fils chez elle et s’en occuper elle-même ! »

Ses parents le souhaiteraient et plusieurs autorités médicales ont reconnu que Vincent Lambert pourrait tout à fait être hébergé chez ses parents. Ils en ont fait la demande plusieurs fois auprès des juridictions françaises et cela leur a été expressément et systématiquement refusé. C’est le premier problème fondamental et spécifique à cette affaire : Vincent Lambert n’est pas dans l’unité de soins adaptée à sa situation. Il ne devrait pas être dans un service de soins palliatifs mais dans une maison ou clinique adaptée et spécialisée pour son handicap. Certains hôpitaux et cliniques privés spécialisés pour ce genre de handicap ont proposé d’accueillir Vincent Lambert dans leurs structures. Cela fut également systématiquement refusé.

Dans une tribune collective du 18 avril 2018, 70 « médecins et professionnels spécialisés dans la prise en charge de personnes cérébro-lésées en état végétatif ou pauci-relationnel » affirment à propos de Vincent Lambert qu’« il est manifeste qu’il n’est pas en fin de vie. » La durée moyenne de séjour en unité de soins palliatifs en France est de 16 jours. Vincent vit dans une unité de soins palliatifs depuis 10 ans. Cela montre bien qu’il n’est pas en fin de vie.

  1. « Personne ne voudrait vivre comme ça, ce n’est pas une vie ! »

Oui, personne ne voudrait vivre dans une telle situation. Il y a cependant un sophisme à conclure que l’on devrait euthanasier une personne vivant dans une telle situation.

En effet, ce n’est pas parce que l’on souffre d’un mal ou de plusieurs maux que l’on voudrait nécessairement mourir. Personne ne souhaite perdre un bras dans un accident de travail et se retrouver au chômage. Cependant, si une telle chose arrive, une personne ne perd pas nécessairement la volonté de vivre. La réponse d’une société empathique ne doit pas être de maintenir une personne dans sa peine en l’invitant à mettre fin à ses jours pour ne plus souffrir, mais à la soigner, et à l’aider à comprendre que la vie vaut la peine d’être vécue.

De plus, juger de la valeur d’une vie d’une personne est dangereux. Quels critères permettent de dire qu’une vie vaut la peine d’être vécue ? Sont-ils universaux et acceptés par tous ?

  1. « Il a dit qu’il ne voulait pas qu’on le maintienne dans un tel état, respectez sa volonté ! »

C’est un point discuté dans cette affaire. Dans les faits, il n’a pas rédigé de directives anticipées, bien qu’il fût infirmier et informé d’une telle possibilité.

De plus, seule son épouse prétend rapporter des propos qu’il aurait tenus, ainsi qu’un frère qui prétend faire état de ses « dernières volontés ». L’ensemble de ses autres frères, sœurs, et même le demi-neveu ont affirmé que Vincent ne leur avait jamais rien exprimé à ce sujet. Ils ont cependant tous déduit cette prétendue volonté de ne pas être maintenu en vie de sa personnalité. Est-ce fiable ?

La réalité, c’est que chacun d’entre nous a déjà dit à ses proches qu’il ne voudrait pas vivre handicapé ou diminué. Cela ne signifie pas que l’on veuille être euthanasié dans ce cas-là. Même en exprimant clairement une telle volonté lorsque l’on est en bonne santé, l’expérience unanime des soignants est qu’une fois l’accident survenu, la volonté évolue car la volonté de vivre est bien souvent la plus forte.

Vincent Lambert a eu son accident de voiture en 2008. Or, ce n’est qu’en 2013, après une longue conversation avec le Dr Kariger, favorable à « un chemin de fin de vie », que Rachel Lambert va dire que telle était la volonté exprimée par son mari. Elle n’avait pas fait part publiquement de ces propos.

Sur cette base, le Dr Kariger tenta cette année-là une première euthanasie de Vincent Lambert. Le docteur continuant de l’hydrater (250-300mL/jour), Vincent Lambert a survécu à la faim pendant 31 jours. Cette résilience, qui s’est maintenue jusqu’à présent, est un indice sérieux d’une volonté personnelle de vivre. C’est ce qu’affirment tous les soignants spécialistes de ces patients et selon leur expérience, les patients comme Vincent Lambert qui ne veulent plus vivre ou « qui lâchent psychologiquement » partent en quelques jours, voire en quelques heures, sans signes avant-coureurs.

  1. « Il n’a plus conscience de lui-même, c’est un légume ! »

La question est débattue mais les divers diagnostiques établis au cours de toute la procédure judiciaire indiquent que Vincent Lambert est dans un état chronique de conscience altérée qui regroupe les états allant de « végétatif » à « pauci-relationnel ». Il respire seul, dort et se réveille. Il est alimenté par une gastrostomie. Ses mouvements et expressions faciales sont difficiles à interpréter médicalement, mais il est certain qu’il y a une interaction possible avec des personnes, aussi minimes soient-elles. Par exemple, il tourne les yeux et la tête vers sa mère quand elle l’appelle. Plusieurs vidéos prises par sa mère attestent de réactions à des sollicitations et a minima d’un éveil clair de Vincent Lambert, démontrant qu’il n’est pas un « légume. »

Si l’on considère que Vincent Lambert est dans un état végétatif tel qu’il ne pourrait rien exprimer ni même avoir conscience de son environnement – ce que contestent ses parents, alors on ne peut pas prétendre connaître sa véritable volonté à ce jour et prétendre avec certitude qu’il voudrait mourir. Cela rend l’euthanasie de Vincent Lambert d’autant plus choquante : la sagesse traditionnelle veut que « dans le doute, on s’abstient ». Ici, dans le doute, on le tue. Et si d’ailleurs Vincent Lambert n’était plus qu’un légume qui ne ressent et n’a plus conscience de rien, pourquoi vouloir le sédater pour qu’il ne souffre pas ?

  1. « Non à l’acharnement thérapeutique ! »

Nous sommes entièrement d’accord. Seulement, dans le cas de Vincent Lambert, il ne s’agit pas d’un traitement médical. Il ne prend pas de médicaments, ne subit pas de pontages réguliers, n’est pas branché à une machine d’assistance respiratoire. Il n’est pas en fin de vie. Le 21 novembre 2018, les experts médicaux mandatés par la justice affirment que les « besoins fondamentaux primaires ne relèvent pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable » et que la situation médicale de Vincent Lambert « n’appelle aucune mesure d’urgence ».

Certes, son alimentation par gastrostomie se fait par une sonde. Le moyen d’administrer l’alimentation est bien infirmier. Mais ce qui est administré n’est pas un médicament, ni un traitement, ni un artifice : c’est de la nourriture, comme tous les êtres humains ont besoin. De plus, dans le cas précis de Vincent Lambert, il faut dire qu’il est capable de déglutir de petites quantités de nourriture. Cependant, ses médecins successifs n’ont jamais cherché à stimuler cette capacité en vue d’un recouvrement de ses facultés.

Ainsi, priver Vincent Lambert de son alimentation n’est pas le « laisser partir » ou le « laisser mourir », c’est le faire mourir. Il est erroné et gravissime de voir dans la simple alimentation assistée d’une personne handicapée « une obstination déraisonnable ». Il y a en France des milliers des personnes qui ne peuvent pas se nourrir seules, certaines sont même malades et âgées. Serait-il légitime de les laisser mourir en ne les nourrissant plus ?

  1. « Je suis contre l’euthanasie, mais là… »

… Mais là, c’est bien d’une euthanasie dont il s’agit : la décision par un tiers, le Dr Sanchez, de priver délibérément d’eau et de nourriture une personne avec pour objectif final de le faire mourir. Refuser de nourrir et d’hydrater un handicapé pour provoquer sa mort car on estime que son handicap est trop grave constitue, pour un médecin, un reniement du serment d’Hippocrate.

Si l’on n’est pas ferme sur un principe moral général, alors on se place directement sur une pente glissante. Certes, la situation médicale de Vincent Lambert est terrible et difficile ; mais s’il peut faire l’objet d’une euthanasie par la volonté de sa tutrice et de son médecin, pourquoi des personnes dans le coma depuis plus de 20 ans ne devraient-elles pas, elles aussi, être accompagnées vers une fin digne ? Et pourquoi attendre 20 ans d’ailleurs ? Et si l’alimentation par sonde est un traitement, pourquoi ne pas arrêter le traitement d’autres personnes qui ne peuvent se nourrir seules ?

La direction de cette pente, c’est la Belgique, qui permet légalement aujourd’hui l’euthanasie à la demande de mineurs dépressifs.

  1. « Sa mère est une catholique traditionaliste qui fait subir à son fils ses croyances, c’est ignoble ! »

Lorsque les gens disent qu’il vaut mieux l’euthanasier car « personne ne voudrait vivre dans une telle situation », ces gens prétendent eux-aussi imposer leurs convictions à Vincent. Dès lors que Vincent Lambert ne peut pas exprimer sa volonté, les actions entreprises sur lui sont nécessairement imposées, que ce soit la vie ou la mort. Pourquoi un païen qui ne croit pas en la vie après la mort serait-il plus légitime à imposer ses croyances à Vincent ? Il est tout à fait absurde que certains se moquent des croyances des parents de Vincent Lambert tout en assénant qu’une fois mort, Vincent Lambert ne souffrira plus. Qu’en savent-ils ?

À titre de rappel historique, seules les autorités catholiques s’opposèrent au programme hitlérien “Aktion T4” mis en place en 1939 dans le but d’éliminer les personnes handicapées. Selon le texte du décret du programme, le but était « d’accorder une mort miséricordieuse aux malades qui, selon les critères humains, auront été déclarés incurables après un examen critique de leur état de santé. »

  1. « Quels coûts pour la sécurité sociale ! »

Oui. Mais fonder un jugement sur la vie ou la mort d’une personne sur des considérations financières est dangereux… pour tout le monde. Que dire de toutes les personnes plongées dans le coma ? Celles atteintes de cancers graves, foudroyants ou lents ? Doit-on fixer un âge au-delà duquel vivre reviendrait trop cher à la société et justifierait qu’on euthanasie une personne trop âgée ? Cela va à l’encontre du principe fondamental de notre système de sécurité sociale : contribuer à hauteur de ses moyens et être soigné en fonction de ses besoins.

Dans le cas particulier de Vincent Lambert, celui-ci ayant eu son accident de voiture sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail, il est financièrement pris en charge par la compagnie d’assurance de son employeur, et non véritablement « par nos impôts ». De plus, les frais journaliers dans un établissement spécialisé qui lui serait adapté sont deux à trois fois moindres que dans un service de soins palliatifs. Le transfert demandé depuis des années par ses parents réduirait d’autant les coûts.

  1. « L’ONU n’a rien à voir dans cette affaire. Les exigences de ses comités n’ont aucune valeur en France »

Les Nations unies sont une organisation internationale que les États ont eux-mêmes créée et acceptée en ratifiant un traité constitutif. Or, selon notre Constitution et la jurisprudence du Conseil constitutionnel, les traités internationaux ratifiés par la France s’intègrent à notre ordre légal et ont une force juridique supérieure à la loi.

En l’espèce, dès lors que la France a signé la Convention relative aux droits des personnes handicapées et son Protocole facultatif, elle s’est engagée, selon notre propre droit national, à reconnaître « que les personnes handicapées ont le droit de jouir du meilleur état de santé possible sans discrimination fondée sur le handicap » et à « Empêche[r] tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap. »

Dès lors que les parents de Vincent Lambert ne sont pas parvenus à faire reconnaître le droit à la vie et aux soins de leur fils handicapé en France, il était légitime pour eux de saisir le Comité des droits des personnes handicapées chargé de veiller à la bonne application de ladite convention par la France.

La France a l’obligation de respecter la demande de ce Comité de ne pas faire mourir Vincent Lambert car elle a reconnu à ce Comité le pouvoir de prescrire les « mesures conservatoires nécessaires pour éviter qu’un dommage irréparable ne soit causé aux victimes de la violation présumée ». En outre, le respect de ces mesures est une condition à l’effectivité du droit de recours individuel auprès des cette instance.

  1. « Toutes ces années de procédures, c’est de l’acharnement judiciaire en plus de l’acharnement médical ! »

Personne ne s’engage dans des années de procédures judiciaires par plaisir et cela n’était ni ce qu’imaginaient, ni ce que voulaient les parents de Vincent Lambert.

Aux sources de cette volonté de protéger la vie de leur fils, il y a évidemment et en premier lieu l’amour parental ; mais il y a aussi la conviction de subir une injustice, d’œuvrer pour la protection de principes et de protéger la vie d’autres personnes qui sont dans des situations similaires à celle de Vincent Lambert.

C’est l’injustice et le scandale qui justifient moralement d’engager tous les recours possibles selon le droit français et international : voir leur fils handicapé être, pour ce motif, assoiffé et affamé jusqu’à la mort par décision d’un médecin et de la justice.

L’acharnement n’est ni thérapeutique, ni judiciaire, il est thanatologique.

15/06/2019 :

Actuellement au cinéma Devosge : Permaculture, la voie de l’autonomie. Ce documentaire (en Anglais, sous-titré en Français) vient de sortir sur les écrans en France. Les images qu’il donne à voir ne laissent pas indifférent. Ces nouvelles approches ne sont pas seulement culturales mais aussi culturelles. Elles répondent à une nécessité écologique et à l’aspiration de la jeunesse à s’engager physiquement, autrement que devant un petit écran.
“La permaculture est bien plus qu’une alternative à l’agriculture moderne, c’est un mode de vie, (…). Pour mieux la comprendre, une réalisatrice et un éducateur à l’environnement ont parcouru 30.000 kilomètres par voie terrestre et traversé dix pays. De la France jusqu’en Inde avec Vandana Shiva, Maxime de Rostolan et beaucoup d’autres, ils nous présentent ce qu’est la permaculture et comment chacun peut la mettre en pratique. Les moyens d’action, en ville ou à la campagne, sont simples et accessibles à tous. construction, jardinage, énergie, relations, solidarité, créativité, une nouvelle aventure humaine s’offre à vous ! (Allocine.fr)”.  Plusieurs livres sur cette thématique sont à découvrir dans notre librairie, à commencer par Laudato si, et d’autres critiques à cet égard : on peut être favorable à la permaculture et climato-sceptique.

Le cinéma, comme moyen d’éducation. Il est habituel de déplorer le moindre attrait de beaucoup de jeunes pour la lecture, et leur fascination pour les écrans. Sachons leur proposer des films qui élèvent l’âme et développent la perception des réalités spirituelles, ou remettent en cause à leur manière le politiquement correct. La société SAJE distribue dans ce domaine des productions françaises ou étrangères qui méritent d’être connues. Vous les trouverez pour la plupart en DVD dans notre magasin. Trois derniers titres que nous avons visionnés : Bienvenue en Sicile. Victor. Lettres au Père Jacob. Excellents. 

L’association EECHO propose sur son site http://www.eecho.fr d’enraciner sa foi chrétienne par une meilleure connaissance du christianisme des origines, en lien avec les chrétiens d’Orient qui ont beaucoup à nous apprendre, par exemple sur l’Islam de plus en plus présent dans notre société, mais pas seulement. A découvrir absolument.

26/04/2019 :

Jérôme Lejeune, la liberté du savant, par Aude Dugast. Artège, 03/2019, 22 €. Cette nouvelle biographie du Professeur Jérôme Lejeune, pionnier de la génétique en France, à l’origine de la découverte de l’origine chromosomique de la trisomie 21, nous montre un homme libre.

15/04/2019 :

Rencontres buissonnières : C’est bien volontiers que nous faisons état d’une journée organisée par l’association éponyme à l’abbaye de Citeaux le samedi 27 avril 2019 sur le thème Joie et Esprit d’Enfance. Nombreux intervenants. Renseignements complémentaires sur le site de l’association www.rencontres-buissonnieres.fr

Le chevalier au cygne : ce projet éditorial s’inspire des Chansons de Geste de la France médiévale est porté par Rémi Usseil, auteur publié par les Belles Lettres, pour le texte et Nicolas Doucet, dessinateur et auteur de la série Familius, pour les illustrations, dans un graphisme qui manifeste l’étendue de son talent. Une initiative que vous pouvez encourager jusqu’au 30 avril par un soutien financier avec contrepartie sur https://www.ulule.com/chevalier-cygne/. Vous pouvez également vous renseigner plus en détail à l’adresse : https://matieredefrance.blogspot.com/

Le syndicalisme chrétien : tel est le thème du dossier de la Revue La Nef dans son numéro d’avril 2019, disponible dans notre boutique. Vous pouvez découvrir le détail du dernier numéro de cette revue à l’adresse : https://lanef.net/dernier-numero/

30/03/2019 :

La Bienheureuse Passion, de Henri Pourrat. DMM, 20 €. “Il n’y a pas de christianisme sans la croix : on peut ainsi résumer l’une des plus profondes et des plus belles méditations françaises sur le chemin de croix. – La Bienheureuse Passion constitue un trésor spirituel et doctrinal.Cette série de méditations, inspirée, elle aussi, des visions de Catherine Emmerich, peut être proposée ou offerte à beaucoup de ceux, ils sont très nombreux, qui ont été émus, certains bouleversés, par le film de Mel Gibson, mais qui auraient besoin de revenir calmement sur ce que le Dieu fou d’amour a fait pour l’homme.” (Présentation de l’éditeur). Ce texte magnifique paru en 1946, réédité et toujours disponible peut accompagner notre carême.

Le soir approche et déjà le jour baisse, du cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat, Fayard, 450 pages, 22,90 €. Paru le 20/03/2019. Pourquoi avoir choisi un titre aussi sombre, au risque d’effrayer le lecteur ? Réponse du Cardinal Sarah à cette question posée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles du 27/03/2019 : “Ce livre est d’abord un appel à la lucidité et à la clairvoyance. L’Église traverse une grande crise. Les vents sont d’une violence rare. Rare sont les journées sans scandale, réels ou mensongers. Les fidèles peuvent donc légitimement s’interroger. J’ai voulu ce livre pour eux. Je souhaite qu’ils puissent sortir de cette lecture avec la joie que donne le Christ : « Reste avec nous, Seigneur : le soir approche et déjà le jour baisse. » C’est la résurrection du Fils de Dieu qui donne l’Espérance dans l’obscurité.”

Le réchauffement climatique, mythe ou réalité ? Réalité imputable au CO2 ? C’est la thèse officielle, qui fonde le renchérissement du prix de l’énergie, tant à la pompe que sur les factures de gaz et d’électricité, non sans effets sociaux. Sans remettre en cause la nécessité d’une transition énergétique, deux ouvrages parmi d’autres tendent à relativiser cette approche et contestent de façon convaincante les conclusions du GIEC et certaines politiques qui en découlent. Une mise en perspective bien utile pour y voir un peu plus clair. Le Co2 est bon pour la planète. de François Gérondeau, Artilleur, 02-2019, 12 €. (réédition du livre : Climat : la grande manipulation). L’urgence climatique est un leurre, de François Gervais. Artilleur, 10-2018,20 €.  On peut retrouver la vidéo d’une conférence de cet auteur à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=iK3G8wqqp_k

28/02/2019 :

Quelques livres parus ces derniers temps évoquent de façon puissante l’Allemagne de l’après-guerre. La construction de l’unité européenne passe par la connaissance mutuelle et le croisement des points de vue. Nous avons remarqué :

Une femme dans Berlin. Journal 20 avril-22 juin 1945. Folio, 9 €. Il s’agit du journal d’une jeune berlinoise, restée volontairement anonyme. Un témoignage où l’on peut déceler l’irréductible dignité de la personne humaine, quelles que soient les épreuves endurées.

Réapprendre à vivre. Aloysius Pappert. Salvator 2019, 15 euros. Dans ce troisième et dernier volet de ses mémoires de guerre, l’auteur nous raconte comment, jeune officier allemand traumatisé par ce qu’il a vécu, il participe à la reconstruction de son pays par des initiatives concrètes. Il rappelle au passage que la solidité de la monnaie allemande dès les années cinquante, le Deutschmark ayant succédé au Reichmark, a été précédée d’une grande purge à l’occasion de laquelle tous les comptes en banque des particuliers et des entreprises furent mis à zéro, mis à part une petite somme allouée à chaque particulier – et des crédits aux entreprises. La valeur de l’ancienne monnaie étant annihilée à cette occasion .

Sale temps pour les Allemands. Itinéraire de Werner Schneider. Prisonniers de guerre allemand en France 1945-1947. Préface de Beate Klarsfeld.18.50 €. Alors qu’il n’a jamais servi en France mais en Norvège, Werner Schneider, jeune sous-officier de l’armée de l’air allemande dont l’itinéraire nous est conté par sa fille Christine née à Autun, est livré aux Français par les Américains, comme 740 000 de ses congénères. Force est de reconnaître, comme l’indique Madame Klarsfeld dans sa préface avec l’autorité que lui confère sa vie de lutte contre l’impunité des criminels de guerre nazis, que “beaucoup de prisonniers de guerre allemands en France ne furent pas traités comme l’exigeaient les conventions de Genève et que beaucoup sont morts dans des conditions mal définies et insuffisamment décrites“. De ce point de vue, ce livre comble une lacune. Seul l’amour des ennemis peut rompre le cycle de la violence.

Cet étrange nazi qui sauva mon père. François Heisbourg. Stock, 20.50 €. Le père de l’auteur, luxembourgeois anti-nazi, put, malgré l’occupation de son pays par l’Allemagne, gagner la France en 1940 (où il croisa l’abbé Pierre dans la Résistance), grâce à un laissez-passer délivré, comme à beaucoup d’autres personnes en danger, non sans complicités, par un “étrange nazi”, le baron von Hoiningen, dont l’attitude évolua de l’adhésion au parti en 1933 à une franche et active hostilité dès 1940, et qui, traduit en justice et condamné, fût à son tour arraché aux griffes du pouvoir de l’époque par d’autres artisans du bien. Au-delà du récit des aventures de ce combattant des deux guerres mondiales, l’auteur se livre à une réflexion pleine d’intérêt sur la banalité du bien qui doit selon lui être non moins mise en avant que celle du mal, mise en évidence par la philosophe Hannah Arendt à l’occasion du procès Eichmann.

A Philémon. Réflexions sur la liberté chrétienne. Adrien Candiard. Cerf. 10 €. Dominicain vivant au couvent du Caire, l’auteur nous invite à redécouvrir la lettre de Saint Paul à Philémon et à travers elle notre liberté de chrétien. Comme dans ses ouvrages précédents, il répond de façon humble, claire et accessible, sérieuse et humoristique, à quelques questions vitales que chacun ne manque pas, tôt ou tard, de se poser plus ou moins consciemment et durablement sur la conduite de sa propre vie. A consommer sans modération.

29/01/2019 : 

Je rentrerai avant la nuit. de Sophie Barut.  Beau témoignage d’une jeune épouse dont le mari est à l’aube de leur vie conjugale victime d’un terrible accident qui le rend dépendant pour le reste de son existence. Une leçon de réalisme et de responsabilité qui conduit chacun à se demander quel regard il porte sur ces vocations si particulières, et en quoi son regard et son attitude apportent une aide ou une épreuve supplémentaire à ceux qui sont confrontés à ces difficultés. Intervenant aux dernières universités de la vie d’Alliance Vita, Sophie Barut et son mari nous ont montré la possibilité du bonheur offert à chaque être humain malgré l’imprévu. Témoignage oral à retrouver bientôt, peut-être, sur https://www.alliancevita.org/. Nouvelle Cité. 15 euros.

21/01/2019 :

Du chômage à la French Tech. Réussir en France sans diplôme, sans argent, sans réseau. de Fabrice Zerah. Vous n’êtes pas diplômé ? Rien n’est perdu. Ce livre a le mérite d’élargir votre vision du champ des possibles, quand bien même vous seriez confronté aux échecs les plus cuisants. Les échecs et les humiliations dans ses études et au début de sa vie professionnelles n’ont pas manqué à l’auteur de ce livre, qui ne s’est pas tenu pour battu. Tirant parti de son expérience tardivement acquise, il a créé une start-up proposant des solutions innovantes dans la gestion d’objets physiques de toute nature, préalablement connectés, qu’il s’agisse de draps d’hôpitaux, des couettes des trains de nuit de la sncf, des vêtements en rayon chez Decathlon ou encore des véhicules d’occasion chez PSA, permettant de substantielles économies. Sa société emploie aujourd’hui plus de quarante personnes très qualifiées. Ce résultat a été obtenu sans recourir au capital-risque mais en tirant parti des aides publiques auquel chacun peut accéder à condition d’oeuvrer dans un domaine jugé suffisamment prometteur. Editions François Bourin, 16 euros.

16/01/2019 :

84, Charing Cross Road, d’Hélène Hanff. Telle était l’adresse, à Londres, jusqu’en 1970, de la librairie Marks & Co, spécialisée dans les livres anciens, à laquelle s’adressa pendant plus de 20 ans une américaine assez désargentée, néanmoins passionnée d’auteurs et livres anciens anglais et elle-même auteure notamment de scripts pour la télévision américaine. Ce livre réunit les plus significatives des lettres authentiques échangées entre elle et le personnel de la librairie, et spécialement l’un de ses membres, un certain Frank Doel. Elles constituent un beau plaidoyer pour le livre imprimé, une incitation à découvrir des auteurs peu connus et néanmoins estimables (citons par exemple John Donne), une illustration de la bonne éducation anglaise, tant en affaires que dans le privé.  Au fil du temps et des services échangées, une amitié naît et se développe. Un voyage à Londres est envisagé. Vous connaîtrez la suite en lisant ce livre, ou en regardant le film qui en a été tiré sous le même titre, avec Anthony Hopkins dans le rôle de Frank Doel. Réédité en novembre 2018 au prix de 10 €, il en vaut vraiment la peine. Nous disposons de quelques exemplaires d’occasion dans une édition plus ancienne.

08/01/2019 :

Lumières de la Renaissance. L’ensemble vocal Résonances interprétera des oeuvres de Victoria, Monteverdi, Lotti et Palestrina le Dimanche 13 janvier à 17 h au Cellier de Clairvaux Salle Haute (27 bd de la Trémouille à Dijon) et le Dimanche 20 janvier à 17 heures à l’église de Velars-sur-Ouche. Entrée libre. Plus d’infos sur www.ensembleresonnances.fr

03/01/2019 :

Mise en vente de La Nef, de Janvier 2019. Long entretien d’Annie Laurent avec Jean-Frédéric Poisson au sujet de son livre d’actualité sur l’Islam, parmi d’autres sur le même sujet. Bel article également d’Yves Chiron, qui cite notre Archevêque, sur la Doctrine sociale de l’Eglise. Il permet de mieux comprendre pourquoi “destination universelle des biens” et “propriété privée” sont deux principes nécessaires.

Université de la Vie : des soirées pour de former et s’informer sur toutes les questions bioéthiques d’actualité, les lundis 14, 21, 28 janvier et 6 février à 20 h 15 à la Maison diocésaine. Inscription avant le 11 janvier sur : www.universitedelavie.fr

Récital arteggio le Dimanche 6 janvier : Récital de mélodies construit autour du Voyage d’Hiver de Franz Schubert avec le duo Goethe in Gun, Sydney Fierro baryton et Chloé Ducray harpe. Une rencontre, un mariage insolite de deux timbres, une amitié et une complicité musicale entre deux musiciens de talent aux parcours riches. Un programme qui a pour vocation d’explorer une multitude de couleurs et d’émotions à travers la richesse de ces deux instruments. Musée national Magnin, 4 rue des Bons Enfants,  Dijon Réservation recommandée ici. Au fil des saisons, une visite d’avant-concert au musée Magnin vous permettra de découvrir quelques oeuvres de la collection relatives à l’hiver.

Nouvelles du 17/12/2018

Profane

Le Génie civil de l’armée romaine. Cet ouvrage nous montre les soldats romains hors des camps militaires, occupés à des travaux de génie civil par des chefs soucieux de les arracher à l’oisiveté générée par les temps de paix. Ces travaux, qui contribuent à la romanisation des provinces, servent aussi des intérêts économiques, sociaux et politiques. Les différents types de travaux de génie civil sont ainsi passés à la loupe : construction et améliorations de routes, aménagements de pont, creusement de canaux et percement d’isthmes, construction d’aqueducs ou création de villes.. Le tout illustré par des aquarelles inédites de Jean-Claude Golvin. Paru le 07/11/2018. Editeur : Actes sud. Prix : 33 €.

Apoutsiak. Le petit eskimo, mis en scène par Paul-Emile Victor, fait encore rêver petits et grands, malgré les années passées (lors de ses premières expéditions, l’auteur embarquait sur le Pourquoi pas du Commandant Charcot, ce qui ne date pas d’hier…mais des années trente !), malgré le réchauffement climatique, malgré la perte d’autonomie de ces peuplades. Une nouvelle édition de ces aventures est récemment parue, accompagnée d’un CD qui permet d’entendre le récit raconté par l’auteur lui-même, au prix de 19 €. Une édition de 1992, sans CD et d’un format plus réduit reste disponible au prix de 8 euros.  Editeur : Père Castor.

Elisabeth Goudge (1900-1984) : plusieurs oeuvres de cette romancière anglaise, auteur à succès mérités des années 1940-1970, viennent d’être rééditées au Mercure de France. Elles ont leur place dans toute bonne bibliothèque familiale.

Et aussi, à 2 euros : Jacques Ellul (1912-1994) : Je suis sincère avec moi-même et autres lieux communs.  Une sélection de textes extraits de l’Exégèse des nouveaux lieux communs (différents de ceux dénoncés par Léon Bloy 64 ans plus tôt). Ses observations pénétrantes et pleines d’humour donnent envie de redécouvrir cet auteur dont un des mots d’ordre était : “Penser global, agir local”.

Thierry Bouchard (1954-2008), alias Jean-Baptiste Lysland. 307 livres sont sortis des presses de cet éditeur, imprimeur-typographe et écrivain français, ancien élève de la khâgne de Carnot, installé à Losne dès 1974 et jusqu’à son décès prématuré. Nous nous intéressons à toutes ses créations.

Un libraire parmi d’autres dans la littérature anglaise : « Le père de Desmond était libraire.Mais jamais un roman contemporain n’avait franchi le seuil de sa petite boutique poussiéreuse, blottie dans un recoin des quais de Dublin, qui était connue dans le monde entier comme une resserre de livres rares et anciens où se retrouvaient les collectionneurs avisés que scandalisaient les prix demandés à Londres ou à New York. Bien qu’il n’eût pas fait fortune – comme il le disait souvent à ses clients – Fitzgerald jouissait d’une honnête aisance et, étant de douze ans plus âgé que sa femme, il avait prudemment souscrit une grosse assurance-vie afin que sa veuve touchât un revenu substantiel s’il venait à disparaître…ce qui s’était récemment produit. » in A.J. Cronin, Le chant du paradis, roman. Albin Michel, 1976. p.16. Titre d’origine : Tne Ministrel boy (1975).

Religieux

BD Jérôme Lejeune : nous aurions tout aussi bien pu classer cette BD dans les ouvrages profanes, car Jérôme Lejeune fût un grand scientifique, et c’est au nom de la science et de l’humanité qu’il mena les combats que l’on sait, préférant défendre les malades qui lui avaient été confiés plutôt que de privilégier sa situation matérielle en se mettant au service de politiques eugénistes. Ayant été à bonne école, c’est dans sa foi, cependant, qu’il puisa la force de mener sa carrière exigeante et féconde, et de surmonter les épreuves nombreuses qu’il rencontra sur sa route, depuis sa jeunesse jusqu’à son ultime maladie. Une vie qui, quoi qu’on en pense, inspire le respect, et passionnante à tous égards. Editions du Triomphe, paru le 04/12/2018. 15,90 €.

Patrice de Plunkett : Cathos ne devenons pas une secte. Le parcours de l’auteur, revenu de  la Nouvelle Droite néo-païenne, est inspirant. Son livre permet de mieux mesurer la portée des prises de position sociales et écologiques du Pape François, en continuité avec les analyses et enseignements de ses prédécesseurs. La conférence que l’auteur a donné à Dijon fin novembre aux Universités de la Famille fût une invitation à prendre la mesure des défis du monde actuel et à adapter son propre comportement à un contexte de décroissance. L’attitude chrétienne ne consiste pas à transformer le monde en poubelle sous prétexte qu’il finira un jour mais à collaborer à l’oeuvre de la Création, avant son parachèvement dans l’Eternité. N’est-ce pas ce qu’exprimait déjà à sa manière le théologien belge Gustave Thils dans sa “Théologie des réalités terrestres”, peu après la Deuxième guerre mondiale ? Quoi qu’il en soit, lisons ou relisons Laudato si. Cathos ne devenons pas une secte. Artège. Janvier 2018. 15,90 €.

Mgr Roland Minnerath : Être chrétien dans notre société. Nous tenons gracieusement à la disposition de notre clientèle quelques exemplaires de la toute récente lettre pastorale de notre Archevêque pour Noël 2018. Monseigneur évoque en préambule le livre Etre chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin,- un succès de librairie religieuse de la fin de l’année dernière -, puis retraduit ce que peut être le positionnement du chrétien dans la société actuelle, revisitant au passage, non sans profit pour le lecteur, la notion de chrétienté, et n’hésitant pas à pointer du doigt les dangers dont nous menacent nos adversaires, qu’il identifie lucidement. Cependant, les pronostics de la page 9 doivent-ils tous être pris au pied de la lettre ? Appelons les choses par leur nom. La fabrication d’orphelins de père par l’Etat – car c’est bien de cela qu’il s’agit lorsqu’on évoque “la GPA étendue à toutes les femmes” selon la terminologie imposée – heurte à raison beaucoup de consciences, a fortiori dans les milieux authentiquement écologistes. Nous ne pouvons donc nous résoudre à faire comme si l’affaire était pliée, ce à quoi Monseigneur ne nous invite d’ailleurs pas, tout au contraire, puisqu’il évoque plus loin d’une part, de façon plus générale, la possibilité d’une réaction salutaire, et d’autre part les grands équilibres écologiques à défendre, lesquels incluent, à n’en point douter, les questions liées à la procréation humaine. Un texte à méditer et à partager.

Missel des Dimanches : suffisamment d’exemplaires sont encore disponibles pour satisfaire les retardataires.

Nouvelles du 28/11/2018

Profane

Blake et Mortimer. La vallée des immortels. 15,95 €. Graphisme impeccable. Intrigue captivante. Bien que l’histoire se situe à première vue peu avant 1950, quand la Chine était un pays en voie de développement, cet album reflète à sa manière le déplacement du monde vers l’Asie.

Bernard Lugan. Atlas historique de l’Afrique des origines à nos jours. 25,90 €. 250 cartes commentées pour comprendre le passé et les promesses de ce continent aux ressources convoitées.

Correspondance de Joseph Magnien (1824-1910) avec son notaire. Nous disposons d’un lot d’une centaine de lettres et documents de cet homme publique. Les amateurs ou conservateurs intéressés par une éventuelle acquisition peuvent se manifester. Le lot ne sera pas dispersé. Annonce périmée. Lot vendu à une institution publique.

Un libraire d’une époque révolue : « Brousse jouissait de l’estime générale : sérieux, pondéré, très instruit, émaillant ses discours de nombreuses citations latines et menant bien son commerce, sa librairie était le rendez-vous de l’élite intellectuelle et des meilleures familles de la petite ville. Des professeurs, des officiers retraités, des écrivains qui collaboraient au journal local et aussi quelques jeunes gens épris de littérature ou de poésie , se retrouvaient chez lui en fin de journée. Il connaissait les histoires de tout le monde ; les dames importantes et les demoiselles du pensionnat lui demandaient conseil au sujet des lectures destinées à leurs filles ou à leurs élèves ; on disait qu’il arrangeait des mariages et qu’il était responsable de plus d’une union heureuse. Brave homme et patriote, il commençait presque toujours ses phrases par ces mots : « Soyons justes. » Tout ceci faisait que Brousse était très écouté. L’intérêt qu’il prenait à toute nouveauté lui valait la réputation d’être « dans le mouvement ». Ce qu’il déclarait beau, curieux ou remarquable le devenait aussitôt pour tous, et quant il haussait les épaules en disant : « Soyons justes », chacun, à son exemple, haussait les épaules sans discussion. On s’enorgueillissait d’être de ses amis (…). » in Louise de Vilmorin, Le lit à colonnes. 1941. p. 127-128 édition Gallimard, coll. L’imaginaire. Roman épuisé.

Religieux

Les petits chanteurs à la Croix de bois, actuellement en tournée au Japon et bientôt en Corée, contribuent par leurs voix au rayonnement de la France et de l’Eglise. Ils nous sont encore plus proches depuis l’installation de leur école à Autun. Soutenez-les en achetant leur dernier CD de Noêl, au prix de 18 €, disponible en nombreux exemplaires dans notre librairie.

Préparons la crèche ! Exposition-vente de centaines de santons (plusieurs marques et tailles représentées) dans notre arrière-boutique. Crèches Arterra en carton à monter soi-même (15 €). Nous proposons également une crèche qui, par la taille des sujets, serait digne d’être présentée dans un lieu recevant du public. Nous garantissons des prix égaux ou inférieurs aux prix proposés par les fabricants sur leurs sites de vente par correspondance. Photos bientôt présentes sur notre site (on va du moins essayer).

Des calendriers de l’Avent sans friandise derrière chaque fenêtre ? Oui, c’est possible.

Vous êtes nombreux à manifester votre satisfaction de trouver dans notre boutique des calendriers qui ne fassent pas oublier le recueillement, l’attente, osons le mot, la pénitence (joyeuse). On se reportera avec profit à ce qu’écrit de l’Avent Dom Prosper Guéranger, restaurateur de l’Abbaye de Solesmes au XIXème siècle, dans le premier volume de son ouvrage L’Année liturgique, proposé par notre librairie, complet ou en volumes séparés.

Missel du ou des Dimanche(s) : la nouvelle année liturgique commence. On trouvera à coup sûr le Missel des Dimanches et des calendriers liturgiques dans notre librairie. Il nous reste également des agendas 2019.

Samedi 10 novembre à 16 h, concert-lecture “Guerre et Paix : un chemin musical” aux Archives départementales. Réservation recommandée. Plus d’information sur www.arteggio.org

Toussaint 2018 :

Politique magazine : désormais dirigé par Jean Viansson-Ponté, ancien PDG du Bien Public, ce mensuel consacre un dossier de son numéro d’Octobre aux relations de l’Islam et de l’Etat en France.  En vente dans notre librairie.

Une bibliothèque idéale. Que lire de 0 à 16 ans ? Guide à l’usage des familles, des écoles et des bibliothèques. 17,90 €

Nouvelles du 23/10/2018

Profane

Parlez-vous cerveau ? par Lionel Naccache. 17 €. Et si ce que l’on savait du fonctionnement du cerveau humain nous aidait à mieux nous connaître personnellement, et à mieux vivre ? Ce livre expose de façon humoristique les connaissances actuelles sur le sujet, et nous détourne de prendre des vessies pour des lanternes.

Canadair. Ces héros qui nous protègent. Histoires authentiques. Par Jean-Pierre Otelli, 22 €. Un hommage justifié rendu à ces pompiers volants dont la technicité n’exclue pas l’esprit d’initiative, nous donnant une belle leçon d’humanité. Des récits vivants qu’il est bon de connaître spécialement si l’on fréquente les régions d’intervention de ces pilotes dévoués au bien commun, au péril de leur vie, ne serait-ce que pour comprendre qu’il faut se tenir à (grande) distance pour ne pas les gêner sans leur travail délicat en mettant sa propre vie en danger (recevoir sur la tête la masse d’eau qu’ils déversent en une seule fois est mortel).

Offres uniques de livres d’occasion, à réserver par téléphone ou SMS, 06 34 04 72 52 :
Molière, édition du tricentenaire en 9 volumes in-folio reliés………………………………………………45 €
Descartes, Edition La pléiade……………………………………………………………………………………….20 €

Religieux

Mois d’Octobre, mois du Rosaire :

Reine des anges, notre Dame,
Joie et secours de l’affligé
Vierge très puissante, humble femme,
Par qui le monde est protégé ;

Brillante étoile des nuits sombres,
Clarté si douce aux coeurs perdus,
Phare éternel au sein des ombres,
Aurore des jours attendus,

Amour de l’âme solitaire,
Vase de parfum précieux,
Reine de vertu sur la terre,
Reine de gloire dans les cieux ;

Modèle d’humble obéissance,
Nous voulons marcher sur vos pas ;
Affermissez notre constance,
Soutenez-nous dans nos combats.

Que la foi nous rende facile
Le temps d’épreuve en ce bas lieu,
Que nous sachions d’un coeur docile
Accepter tout des mains de Dieu.

Ce poème sans titre est extrait parmi d’autres du livre Le Saint rosaire médité, de Louis Veuillot (1813-1883), paru chez Mame en 1847.

Donner sa vie. Pierre-Hervé Grosjean, 14 €. Très attendu, ce livre donne un éclairage actuel, en même temps qu’un témoignage personnel, sur la grande question du choix de vie, laquelle, nous indique l’auteur, se résout d’abord en se conformant chaque jour à ce que Dieu attend de nous, condition même de la liberté. Il souligne la responsabilité de chacun, ami, parent, dans les réponses apportées. Plus qu’à commenter, à lire et à mettre en pratique.

Cette nuit l’éternité, Edition Artège, 8,90 € : un livre désormais accessible en version poche et qui ne laisse pas indifférent, tant il confronte le lecteur à la volonté de Dieu dans ce qu’elle a de moins compréhensible : ici la mort d’un jeune prêtre à la veille de sa première messe dans son village natal de Roumanie. Un très émouvant et beau récit du Père Zanotti-Sorkine qui fût l’un de ses professeurs.

Missel du ou des Dimanche(s) , agendas 2019, calendriers de l’Avent : la fin de l’année liturgique approche. Pensez retirer votre Missel des Dimanches dès maintenant et à choisir vos Calendrier de l’Avent et agendas 2019. Plusieurs modèles disponibles.

Offres uniques, à réserver par téléphone ou SMS au 06 34 04 72 52 :
Je veux voir Dieu, édition récente à 38 euros, en très bon état, soldée d’occasion à …………..28 €

Informations pratiques :

Promotion de fin d’année des Editions du Triomphe :
Nous vous proposons cette année une remise de 5 % sur toutes vos commandes de livres des éditions du Triomphe passées avant le 18 novembre. Vous pouvez repérer les titres qui vous intéressent sur le site des éditions www.editionsdutriomphe.fr et nous commander sans vous déplacer, ou mieux encore venir à notre magasin, découvrir physiquement pas mal de titres, quelques uns épuisés, et d’autres en stock depuis longtemps, soldés à -10%. Merci d’aider par ce moyen le développement de votre librairie religieuse. Emballage cadeau gratuit.

Notre offre : Nous proposons désormais 23 820 titres environ, y compris quelques doublons, neufs, d’occasion ou anciens, du plus commun au plus rare, sur tous les sujets, à tous les prix, via les plateformes Rakuten et Livre-rare-book accessibles par des liens depuis notre site www.alabonnesource.com. Certains livres sont en boutique, d’autres en réserves. Pour les voir à coup sûr, prévenez-nous au minimum la veille pour le lendemain. Pour commander, merci de vous adresser directement à nous par email ou téléphone.

Merci pour votre attention et à bientôt !

A la Bonne Source, successeur de La Procure à Dijon.

Librairie A la Bonne Source, 34-36 rue Chaudronnerie 21000 DIJON, du mardi au samedi de 10 h à 19 h.