août 2019

25/08/2019 :

Nous ouvrons notre propre boutique en ligne.

Ce nouveau service, très modeste au démarrage, est destiné aussi bien aux clients locaux, qui peuvent réserver les articles qui les intéressent et les retirer en boutique, qu’aux clients distants, qui trouveraient intérêts aux ouvrages ou articles que nous leur recommandons et souhaiteraient, en choisissant de commander chez nous, contribuer au développement de notre initiative. Le prix du livre est le même partout, comme l’affirme avec justesse le syndicat professionnel de la librairie, mais ajoutons qu’un achat n’a pas partout la même utilité sociale. On pourrait relire à ce sujet avec profit la Déclaration sur les questions économiques et financières publiée en janvier 2018 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, document disponible dans notre librairie.

Hébergé par nos soins, bénéficiant de techniques de cryptage éprouvées, ce site vous offre toute garantie de préservation, le temps de la transaction et jusqu’à leur destruction, des données confidentielles de votre carte bancaire.  L’absence de confirmation par code de chaque transaction est un choix économique délibéré de notre part en période de démarrage. Ce choix n’est pas au détriment de nos clients. Merci de votre confiance !

Ce service nous permet notamment de vendre en ligne, sans payer de commission à des tiers, des livres ou articles neufs et de les présenter assortis de liens logiques et de classements thématiques qui nous permettront de mieux vous conseiller.

De Maria nunquam satis. 

Certains propos tenus dans notre libraire au cours de l’été ont mise en doute la virginité perpétuelle de Très Sainte Vierge Marie au motif qu’un passage de l’Evangile parle des “frères de Jésus”.  C’est pourquoi nous avons lu avec intérêt  une réfutation dont nous donnons ci-après, non-obstant la source, les passages qui paraissent les plus intéressants:

“Une vieille attaque contre la virginité perpétuelle de la très Sainte Vierge a été balayée par la découverte archéologique d’une tombe juive en Egypte à Tell el-Yahoudieh, rattaché à l’ancienne Léontopolis. Elle présentait une inscription en grec qui a été publiée en 1922.

Depuis des siècles, les adversaires de la virginité perpétuelle de Marie abusent du texte de saint Luc, chapitre 2, verset 7 : « Elle (Marie) mit au monde son fils premier-né ». Ils reprennent à leur compte le mot de Lucien de Samosate (c. 120 – c. 180), qui ne parlait d’ailleurs pas du Christ : « S’il est premier, il n’est pas seul ; s’il est seul, il n’est pas premier ».

Helvidius (c. 340 – c. 390), théologien romain, considéré comme hérétique par saint Augustin, affirmait que la Vierge Marie a eu des enfants après son enfantement virginal, enfants qu’elle aurait eu de saint Joseph, en s’appuyant sur le texte de saint Luc et le terme de premier-né. Saint Jérôme le réfuta brillamment, montrant que, selon l’usage biblique, le premier-né « n’est pas seulement celui qui a des successeurs, mais aussi bien celui qui n’a pas de prédécesseur ». En ce sens, premier-né n’est pas exclusif d’unique.

Saint Jérôme n’eut aucune peine à trouver de multiples exemples de son affirmation. L’usage biblique ne laisse place à aucune hésitation : premier-né est en usage dans la loi mosaïque pour désigner cet enfant qui possède tous les privilèges inhérents à la qualité de premier-né, et qui impose à ses parents tous les devoirs fixés par la Loi, dès lors qu’il est né premier, l’aîné, indépendamment de toute naissance ultérieure.

Les pères postérieurs reprennent cette explication de saint Jérôme. Ainsi saint Basile explique que quand l’évangéliste appelle Jésus le fils premier-né de Marie, « ce terme n’implique nullement une relation à d’autres qui seraient nés après lui ; mais celui-là est appelé premier-né qui, le premier, ouvre le sein maternel ». Saint Jean Damascène dit de même : « Premier-né est celui qui est né le premier, qu’il soit fils unique ou qu’il soit l’aîné d’autres frères ». Tous les théologiens et commentateurs catholiques resteront fidèles à cette interprétation.

Cependant, même si un certain nombre de protestants ne se sont pas écartés de la tradition (…) sur ce point, un nombre plus grand d’exégètes protestants ou rationalistes n’ont cessé de reprendre l’argument d’Helvidius. Tels Frédéric Godet (1812-1900) : « Le terme de premier-né suppose naturellement que Marie a eu d’autres enfants après celui-ci ». Ou encore Hermann Usener (1834-1905) : « Jésus fut le premier fruit du mariage légitime de Joseph et de Marie ; cela est dit en paroles très claires Lc 2, 7 : “Et elle enfanta son fils premier-né” ; l’Evangéliste dit premier-né et non unique… Jésus est donc reconnu pour être l’aîné des fils et des filles de Joseph, que l’Evangile lui-même mentionne ailleurs ». (…)

Ceci posé, revenons à l’épitaphe funéraire. Elle est datée de l’an 5 avant Jésus-Christ et s’apitoie sur le sort d’une défunte. « Voici la tombe d’Arsinoé, ô passant. Pleure, en considérant combien elle fut malheureuse, infortunée, accablée par le destin ». L’inscription passe à l’interpellation par la morte elle-même : « Encore petite, je demeurai orpheline de ma mère. (…) Mon père Phabeiti me donna un mari. Mais dans les douleurs de l’enfantement de mon enfant premier-né, le sort me conduisit au terme de la vie ».

Ainsi, cet enfant premier-né, dont la naissance coûta la vie à sa mère, fut le premier et le seul, ce qui répond au (faux) dilemme de Lucien. Le terme est ici utilisé au sens biblique, il n’est pas besoin de discuter longtemps pour le comprendre. Ainsi, il est entièrement prouvé que saint Luc a pu appeler Jésus-Christ le fils premier-né de Marie, plutôt que son fils unique, tout en sachant pertinemment que, non seulement le fait, mais encore la possibilité d’enfants ultérieurs de Marie était exclue.

Il a pu le faire, soit en employant le terme de premier-né au sens qui était en usage chez les Juifs de son époque, soit en utilisant une source qui contenait le mot hébreu ou araméen correspondant, et en le traduisant avec les Septante – version grecque de l’Ancien Testament du IIIe siècle avant notre ère – par premier-né.

De toute façon, l’emploi de ce terme, en Lc 2, 7, est aussi peu en opposition avec la croyance à la virginité perpétuelle de Marie, qu’il ne l’est, dans l’épitaphe de Tell el-Yahoudieh, avec la certitude absolue qu’Arsinoé n’aurait point d’autres enfants… (…)

Source : J.-B. Frey/Biblica – FSSPX. Actualités”

A propos du RIC. 

Il faut oublier notre histoire militaire et les Régiments d’Infanterie Coloniale. Bienvenue au Référendum d’Initiative Citoyenne. Pour ou contre la privatisation de la société des Aéroports de Paris (et d’ailleurs) ? Les choix de gestion de l’Etat dans le domaine économique concurrentiel n’ont pas été dans le passé d’une réussite telle qu’ils dussent faire de nous des inconditionnels de l’intervention publique dans les grandes entreprises. Confier la gestion de nos principales infrastructures aéroportuaires à des intérêts potentiellement étrangers soulève cependant une question de souveraineté, en dépit de toutes les assurances que l’on veut bien nous donner sur la maîtrise conservée des contrôles douaniers, et quoique des enquêtes sur la sécurité de nos aéroports aient montré les failles de la situation actuelle ou au moins récente. En outre, comme le faisait très justement remarquer le chroniqueur d’un grand journal du soir, cela dépend aussi de ce que l’on fera du produit de la vente. L’incapacité de l’Etat à ne pas augmenter sa dette indique assez clairement que l’argent récolté sera immédiatement absorbé par le gouffre du déficit, que les lois en projet, notamment “sociétales”, contribueront, si elles sont adoptées, à creuser davantage. C’est pourquoi l’on peut comprendre les centaines de milliers de nos concitoyens qui demandent que la question de la privatisation des aéroports soit soumise au suffrage des urnes et le font savoir en soutenant la proposition de loi déposée en ce sens par des députés d’opposition de tous bords. Si c’est votre avis, à vos claviers, on a besoin de gros bataillons : 4 717 396 signatures nécessaires à réunir avant le 12/03/2020.