janvier 2020

04/01/2020 :

A l’occasion de cette première lettre de l’année 2020, nous souhaitons à tous nos lecteurs une très bonne année 2020. Qu’elle leur apporte, ainsi qu’à leurs familles, ce dont ils ont besoin, spécialement à ceux et celles qui nous ont fait part de leurs difficultés et que nous assurons de notre sympathie.

Un grand merci à tous nos clients qui ont permis comme l’an dernier une belle progression de notre chiffre d’affaire par rapport à l’année précédente. Merci également à ceux qui nous font partager la lecture de revues auxquels ils sont abonnés. Cela nous permet, en élargissant nos sources, de choisir plus finement notre assortiment et de mieux répondre aux attentes, et nous encourage à continuer.

Même les arbres s’en souviennent, de Christian Signol. Albin Michel, Octobre 2019. 20 €. Un roman bien ficelé de communion avec la nature et entre générations. Un homme de 90 ans raconte son existence à son arrière petit-fils. Il mesure le chemin contrasté parcouru en trois générations par sa pauvre famille paysanne, depuis la fin du XIXème siècle jusqu’au début du XXIème siècle, avec de belles réflexions sur la destinée et la transmission. Une invitation à se retrousser les manches, tout en goûtant le bonheur présent.

Se remettre à vivre pour Dieu. Méditation sur l’avenir de l’Eglise. Presses de la renaissance, novembre 2019, 10 €. Ce petit livre de 140 pages réunit en un volume deux textes importants de Benoît XVI sur la crise due aux abus sexuels dans l’Eglise et ailleurs, ainsi que la présentation qu’avait fait du plus récent d’entre ces deux textes la revue allemande Klerusblatt qui l’a publié en avril dernier. Chacun de ces trois textes (trois en incluant la susdite présentation) est précédé d’une introduction de Jean-Marie Guénois, journaliste vaticaniste chevronné, qui en précise les contextes.

Etre catholique ou nazi. Lettres d’un objecteur de conscience. Bayard, décembre 2019, 13.90 €. Le martyr de Franz Jâgerstätter, auteur de ces textes qui ont inspiré Une vie cachée, le film de Terrence Malick (actuellement et jusqu’au 7 janvier projeté à l’Eldorado à Dijon), est le fruit de son refus absolu de collaborer au mal que constituait le nazisme, avec un sens aigu, et sans doute prophétique, de sa responsabilité personnelle, placée à juste raison au dessus de la fausse prudence dominante. De lui, paysan aux origines modestes, cette citation : “Un homme qui ne lit rien ne pourra jamais vraiment s’imposer. Bien souvent, il ne sera que le jouet des autres”. Cela reste vrai dans notre société de l’image. Loin d’être un témoin pour une époque révolu, le Bienheureux Franz Jägerstätter devrait inspirer notre conduite chaque fois que nous sommes sollicités pour des oeuvres faisant la promotion du mal sous l’apparence du bien.

Mon père a dit la vérité, il doit être exécuté, par Isabelle Callies. Salvator, novembre 2019. 12.80 €. Jean-Dominique Callies, commissaire aux comptes, a, au début des années 2000, comme c’était son devoir, refusé de cautionner certaines pratiques illégales dans le domaine du financement des partis politiques. Cela lui a valu une persécution que l’on aurait cru – bien naïfs que nous sommes – relever d’une époque en partie révolue. Une persécution qui en dit long sur la mégalomanie de certains hommes de pouvoirs, manifestement prêts à tout pour préserver leur influence et éliminer ceux qui leur font obstacle, en tout impunité. Isabelle Callies, sa fille aînée, aujourd’hui professeure d’histoire-géographie, raconte comment elle a vécu ces évènements qui ont contribué à la façonner depuis son enfance en affinant son regard sur l’amitié, les relations parents/enfants, la force du lien conjugal, la nécessaire acceptation de la réalité, la foi, l’espérance, la charité.

Le numéro de Janvier 2020 de la Nef (8 €) consacre un dossier sur l’avenir incertain du Liban centenaire. Outre les rubriques habituelles, on remarquera l’interview de Dom Jean Pateau, Père Abbé de Fontgombault sur des questions actuelles et sur la stabilité comme chemin vers Dieu. Interview également accessible ici dans sa version longue avec un développement sur la miséricorde de Dieu à l’égard des enfants morts sans être baptisés. On remarquera également l’article d’Yves Chiron faisant le point sur les apparitions de Garabandal et le jugement prudent de l’Eglise à leur sujet, au moment où un film qui s’en inspire va sortir. Un numéro particulièrement riche à découvrir dans notre boutique. Ajoutons à propos de l’Eglise au Moyen-Orient que nous proposons également dans notre boutique le numéro hors-série (14 €) consacré par L’homme nouveau à l’action de l’association SOS Chrétiens d’Orient, dont le développement est insoupçonné.

Université de la vie : retrouvez ici le programme des universités de la vie 2020, organisées cette année en trois lieux de Côte d’Or : Beaune, Dijon, Saint-Julien, et bénéficiez d’une réduction de 10 % sur les frais d’inscription en vous inscrivant avant le 12 janvier. Une belle manière de répondre à la censure dont fait l’objet la campagne d’Alliance vita, dont les affiches expriment pourtant de façon respectueuse des points de vue on ne peut plus légitime sur les fondements du progrès en matière de bioéthique. Tout étant lié, on se demande, alors qu’une majorité de français continue de soutenir l’opposition à la réforme des retraites, comment les uns et les autres, syndicats et gouvernants compris, entendent pérenniser un système reposant sur la solidarité entre les générations si le simple fait d’évoquer le respect dû à la maternité, à la paternité et à la vie devient interdit dans l’espace public.